Références
| Les vieux métiers |
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Une des spécificités de notre groupe consiste en la reconstitution des petits métiers des rues. En effet, afin de faire revivre tous ces métiers qui ont pratiquement tous disparus, nous les avons petit à petit recrées, et c'est avec grand plaisir que nous vous les faisons découvrir. La Marchande de LimaçonsLes limaçons sont de tout petits escargots cuits dans l’eau salée et le fenouil, particulièrement appréciés en Provence. La marchande de limaçons, qui est un petit métier typiquement provençal, vend donc comme son nom l’indique ces petits escargots.
Pour attirer les clients, elle chante : "A l’aigo sau lei limaçoun, ne'n a dei gros e dei pichoun !" qui veut dire : "A la saumure les limaçons, il y en a des gros et des petits !". Sa grosse marmite sous le bras, elle sert les limaçons dans des cornets de papier. Pour ne pas tacher son costume, elle porte des manchons aux bras et un grand tablier blanc. Le Rémouleur (ou Amoulaire)L’amoulaire est tout simplement le nom provençal du rémouleur ou aiguiseur. Le rémouleur allait de villes en villages et proposait ses services pour aiguiser couteaux ou autres instruments tranchants. Bien que ce petit métier ne soit pas typiquement provençal, il occupe néanmoins une place importante dans notre région, puisque il a été immortalisé dans la crèche et dans la pastorale.
Cet artisan possède un banc mobile composé d’un bâti en bois sur laquelle repose une meule en grès, elle-même mise en rotation autour d’un axe par l’action d’une pédale fixée au bâti. Au dessus de la meule, un petit réservoir rempli d’eau permet de mouiller le grès pendant la phase d’aiguisage. Pour redresser les lames tordues, notre amoulaire a fixé sur son banc une toute petite enclumette ainsi qu’un gros marteau. Comme l’aiguisage des couteaux ne rapporte guère, notre sympathique personnage pour arrondir ses fins de mois, devient aussi affûteur de lames de scies. Pour cela, il utilise une lime tiers-point pour affûter les dents de la scie ainsi qu’un tourne à gauche qui lui permet d’en écarter les dents et de "donner de la voie" à la scie. ("donner de la voie" est une opération qui consiste à écarter les dents de la scie latéralement vers la droite , la suivante vers la gauche et ainsi de suite afin que la sciure s’évacue à chaque coup de scie). Pour se protéger des coupures, un grand tablier de cuir recouvre ses vêtements. Le Rempailleur
Le rempailleur de chaises se chargeait de la réfection des sièges en paille. Pour cela, cet itinérant proposait souvent ses services de maison en maison. Il ne doit pas être confondu avec le chaisier-pailleur qui fabriquait entièrement les chaises. Pour la réfection des sièges, le rempailleur portait toujours sur lui une aiguille à pailler ainsi que de la paille de seigle qui pouvait être tressée de différentes façons. Un rempaillage bien fait était réputé pour durer de nombreuses années. Ce petit métier n’a pas totalement disparu de notre vie quotidienne, puisqu’il n’est pas rare de voir le rempailleur, avec sa camionnette proposer ses services sur les marchés et autres foires. Le Vitrier
Figure typique des petit métiers, le vitrier déambulait dans les rues au cri de " Vi-trier ! Vi-i-i-itrier !". Il portait les vitres sur le dos à l’aide d’un portoir (cela présentait une charge assez importante) ; ses outils consistaient en un marteau (qui lui permettait de clouer ou d’arracher les pointes ainsi que de démastiquer grâce à son manche particulier), un diamant pour découper le verre ainsi que d’un couteau à mastiquer, de mastic et quelques pointes. L'Estrassaire"Estrasso", en provençal, veut dire loque ou vieux linge. L’estrassaire est tout simplement le chiffonnier.
Ce gagne-petit parcourait inlassablement les rues des villes et villages avec dans sa hotte une multitude de chiffons et autres rebus à vendre ou à récupérer. Outre les chiffons, il récupérait également les peaux de lièvres et de lapins qui, une fois revendues, servaient à la confection de colles et de chapeaux de feutre. La Marchande de broussesLes brousses sont des petits fromages frais obtenus à partir du lait de chèvre ou de brebis. La marchande de brousses était souvent originaire du Rove, petit village à proximité de Marseille, célèbre pour la qualité de ses chèvres.
Les brousses étaient moulées dans de petites faisselles à la forme d'un cylindre tronqué. Signalant sa présence grace à l'utilisation d'un petit cornet, la marchande de brousses a donné naissance à une expression typique de la région marseillaise : "L'heure des brousses". En effet, comme cette vendeuse ambulante avait l'habitude de vendre sa marchandise tard après le souper, son passage était devenu similaire d'heure tardive, c'est ainsi qu'est née l'expression "l'heure des brousses", qui signifie heure tardive. |












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